Servantes des Pauvres

OBLATES RÉGULIÈRES DE L’ORDRE DE SAINT BENOÎT

Loi fin de vie

L’Assemblée nationale examine, du 12 au 27 mai, une loi relative à la fin de vie, qui légaliserait l’euthanasie et le suicide assisté, appelés faussement « aide à mourir ».

S’il était adopté le 27 mai, ce texte, parmi les plus permissifs au monde, menacerait les plus fragiles et remettrait en cause le respect dû à toute vie humaine.

Cette loi représente un bouleversement éthique et déontologique. On trouve en effet cet article dans le code de déontologie des infirmiers :

« L’infirmier doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins
et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité de la personne
soignée et réconforter son entourage. L’infirmier ne doit pas provoquer délibérément la mort. »
(art R4312-21)

L’accompagnement des personnes en fin de vie étant au cœur de la mission des Servantes des Pauvres, nous sommes particulièrement sensibles à cette question éthique. Dispensant quotidiennement aux malades des soins infirmiers, nous sommes intimement persuadées que toute vie doit être respectée et accompagnée jusqu’au bout. L’adoption de l’euthanasie et du suicide assisté est une fausse solution face à la souffrance. Soulager mais pas tuer !

https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/fin-de-vie-euthanasie-aide-a-mourir-comprendre-les-enjeux-du-projet-de-loi-2025/ @eglisecatho

Déjà au XIXe siècle, Dom Camille Leduc décrivait l’attitude que devait avoir les Servantes des Pauvres avec les malades en fin de vie. Ces paroles du fondateur des Servantes des Pauvres sont d’une brûlante actualité ; il semble qu’avant l’heure il avait saisi à merveille en quoi consistait les véritables soins palliatifs :

 » A mesure que les souffrances des malades augmentent, il faut multiplier les soins et les prévenances. La charité de la sœur doit croître, en quelque sorte, avec la douleur des mourants. A mesure que la mort approche, il convient de redoubler de zèle, de dévouement et de respect pour les mourants.

Tout en s’occupant de prier, de secourir l’âme et de réciter les prières pour les agonisants, la sœur se gardera d’abandonner les soins du corps. Elle veillera à procurer tous les adoucissements qui peuvent diminuer l’amertume des derniers instants, calmer les angoisses de l’agonie, faciliter la séparation de l’âme d’avec le corps, et préparer ainsi son passage du temps à l’éternité.

Les soeurs ne se prêteront jamais à ces funestes prescriptions des médecins qui, pour supprimer la souffrance, vont jusqu’à prescrire des remèdes ayant pour effet de supprimer l’usage de la raison ou d’avancer la mort. (…) jamais une sœur ne doit condescendre à ces honteuses complaisances qui sont de véritables cruautés. « 

(Manuel de la Règle, n° 392-394)

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