Servantes des Pauvres

OBLATES RÉGULIÈRES DE L’ORDRE DE SAINT BENOÎT

Messe de Prémices

Don Ghislain Merle, jeune prêtre de la communauté Saint-Martin, nous a fait la joie de célébrer en notre Maison Mère une première Messe, deux jours après son ordination sacerdotale ! Découvrez l’homélie de cette messe de prémices…

Homélie de Don Ghislain Merle lors de sa messe de prémices

+ AMDG

Lorsque je suis entré ce matin dans cette chapelle, vous récitiez, chères sœurs, le chapelet, vous récitiez des Ave Maria. Me laissant bercer par cette si belle prière, je me suis arrêté sur deux mots après lesquels vous marquiez un temps d’arrêt, pour respirer, sans doute. Peut-être aussi pour respirer ces deux mots, et prendre une seconde pour les méditer : Dominus Tecum. Le Seigneur est avec toi.

S’il y a bien une raison pour laquelle nous aimons Marie, et pour laquelle nous la prions avec confiance et une espérance folle, c’est parce que le Seigneur est avec Elle. Ce mot ‘avec’ qui ne signifie pas seulement une proximité, mais une union profonde, une alliance d’après son origine en hébreu.

Regardons la figure d’Abram dans le récit de sa vocation. Quitte tout, lui demande Dieu et va vers le pays que je te montrerai. Et lui s’en alla. Sa confiance incroyable, il la tire sans aucun doute de la certitude que Dieu est avec lui. Quand nous nous consacrons au Seigneur, nous ne nous appuyons pas sur nos propres forces. Abram ne serait jamais parti s’il s’était fié à lui-même. Mais nous nous appuyons sur cette certitude que le Seigneur est avec nous. C’est la promesse qu’il fait à tous les patriarches, et que Jésus reprend : «  Je serai avec vous tous les jours ». Et Dieu est fidèle ‘fidelis est qui vocavit nos’. Le Seigneur promet d’ailleurs à Abram sa bénédiction ; et qu’est être béni, sinon recevoir Dieu qui descend en notre âme et renouvelle sa promesse : ‘Je serai avec vous tous les jours’…

J’ai eu la grâce, joie immense, d’être ordonné prêtre il y a deux jours. Et l’Eglise veut que la principale activité du jeune prêtre dans ses premiers jours de sacerdoce, soit de bénir. Et le jour de l’ordination, c’est impressionnant, les gens font la queue pour recevoir la bénédiction du tout nouveau prêtre. Je n’arrête pas ! et je me disait en préparant cette homélie : comment mieux apprendre à être prêtre qu’en bénissant, qu’en faisant descendre la bénédiction du Seigneur dans les cœurs ? Le Seigneur soit avec vous, Il est avec vous, et Il peut y être davantage !

C’est la supplication que je veux adresser au Seigneur Jésus dans cette Messe. Pour vous tous, et en particulier pour vous, chères sœurs consacrées à Dieu. Vous êtes tellement aimées de Lui, vous qui Lui avez dit Oui, vous qui Lui avez donné votre vie, ou qui vous y préparez, spécialement celles qui vont faire leurs vœux définitifs – ou quelque chose comme ça !

Que par la méditation de la Parole de Dieu ce matin, que par cette Eucharistie, Jésus descende au plus profond de votre âme, qu’Il y prenne une place nouvelle, et qu’Il vous transforme en vous montrant le Ciel.

J’aimerai terminer par cette phrase magnifique de Benoît XVI qui éclaire ce qu’est bénir en parlant des mains de Jésus, et cela peut être aussi les mains du prêtre : « Les mains qui bénissent sont comme un toit qui nous protège. Elles sont en même temps un geste d’ouverture qui déchire le monde afin que le ciel pénètre en nous et puisse y devenir une présence. » C’est ce que je demande dans cette eucharistie, et quand je vous bénirai à la fin de la Messe. Que le Ciel pénètre en chacune de vous et puisse y devenir une présence.

Amen.

In te Domine speravi. Non confundar in aeternum. +

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